CI : For a Few Dollars More (1967)

26/09/2002
rwFOR A FEW DOLLARS MORE (Italie, 1967)
Réalisateur: Sergio Leone
Avec: Clint Eastwood, Lee Van Cleef, Gian Maria Volonté

Résumé en une phrase: Deux chasseurs de primes sans scrupules s’associent pour fourrer un gang de malfaiteurs tout aussi sans scrupules.

Moment cool: Le duel entre Eastwood et Van Cleef représente six minutes de pur bonheur. La meilleure scène de duel de l’histoire du cinéma.

Moment hétéro: Bordel, si on faisait des films en odorama, celui-ci empesterait la testostérone au complet.

Moment gay: C’est quand même pas mon odeur de prédilection.

Attaque de cliché: Écouter du Leone en se frustrant des clichés? Vous êtes aussi bien de regarder autre chose.

Moment étrange: À la toute fin, le «bon» s’en va avec sa nouvelle fortune… une charrette pleine de cadavres à échanger contre de primes.

Citation du film: «The carpenter’s luck ended right there. Cause then, he met me…» – Indio

Hommage excessif: Aux petits porte-bonheur quétaines qui font de la musique.

Leçon utile: Quand on tire quelqu’un avec une carabine ou un revolver, il meurt instantanément.

Découragez vos parents: Quand vous demandez quelque chose à vos parents, commencez par les fixer dans les yeux pendant une minute en prenant l’expression de Lee Van Cleef. Avec ça, ils devraient vous offrir de la tequila à la table et vous prêter la voiture dès l’âge de 14 ans.

Impressionnez vos amis: «Leone démontre une maestria extrême en arrivant à créer un Western mythique, apparemment ancré dans le genre, mais vivant dans sa propre réalité, aussi éloignée du vrai monde que Conan le Barbare.

Suggestion du Webzine: Tous les films de Leone. Sans exception.


CI : Fifth Element (1997)

16/09/2002
plTHE FIFTH ELEMENT (France et É.-U. 1997)
Réalisateur: Luc Besson
Avec: Bruce Willis, Mila Jovovich, Gary Oldman, Chris Tucker, Ian Holm.

Résumé en une phrase: Une rouquine maigrichonne censée jouer le rôle de l’être suprême permet à Bruce Willis de sauver l’humanité pour la 12e fois sur grand écran.

Personnage cool: Zorg. Un marchand d’armes qui se promène avec un faux crâne à la Hitler, on devine assez bien qu’il ne donnera pas dans la dentelle.

Moment hétéro: Au nombre de fois où on répète dans le film que Mila Jovovich est “parfaite”, faut croire que Luc Besson trouvait qu’elle était vraiment une bonne affaire au lit.

Moment gay: Se promener comme Zorg avec, autour du cou, un gros toutou bizarre qui a une grosse trompe, c’est un bon indicateur.

Attaque de cliché: Pourquoi est-ce que les “méchants” sont toujours obligés de mettre un timer bien à la vue, sur leurs bombes? On dirait qu’ils n’ont jamais vu de films…

Attaque de cliché 2: L’amour, pour sauver le monde, oh, comme c’est nouveau. Jamais vu! Wow! L’innovation.

Leçon utile: Si vous voulez tomber amoureux d’une fille, s’agit de passer deux jours avec elle, de courir d’un bord à l’autre de la galaxie et de passer près de la mort au moins six fois.

Petit commentaire pour les gens attentifs: Le premier gars qui vient essayer de mugger Bruce Willis, vous remarquerez, c’est Mathieu Kassovitz. Faudrait montrer ça à Amélie Poulain.

Citation du film: “I know, yes, she’s perfect” – Father Cornelius

En parlant de Cornelius: Vous remarquerez que c’est le même gars que celui qui joue Bilbo, dans LOTR. Je vous dis ça juste comme ça, en passant, parce que c’est le genre de visage qu’on voit tout le temps sans jamais se souvenir de où qu’on l’a vu.

Impressionnez vos amis: Anecdote véridique. En 1994, j’étais en train de discuter avec un ami (grand fan de Besson), et on était en train de théoriser sur le fait que ses quatre premiers films représentaitent quatre éléments. La terre pour Subway, l’eau pour Le grand bleu, L’air pour Nikita et le feu pour Le Professionnel. Juste à la joke, j’ai lancé: “Son prochain film va s’appeler la quintessence, héhé!” Six mois plus tard, j’apprenais que le nouveau projet de travail de Besson, c’était Le cinquième élément. Je répète, c’est une adecdote véridique. Si vous me croyez pas, vous pouvez toujours aller vous faire enculer.

Remarque d’ordre général: J’ai encore l’air de bitcher, comme ça, mais c’est vraiment un “Play” très écoutable, ce film.

Remake porno: The Filth Element


CI : Blow (2001)

01/09/2002
plBLOW (É.-U., 2001)
Réalisateur: Ted Demme
Avec Johnny Depp, Penelope Cruz, Paul Reubens

Résumé en une phrase: L’histoire vécue de George Junh, un pionnier de l’importation de coke, qui malgré tout son fric et le fait qu’un de ses partners soit coiffeur, n’arrive jamais à se défaire d’une coupe Longueuil à dégénérescence progressive.

Personnage cool: Pablo Escobar. Se faire appeler El Padrino et devenir l’ennemi public no. 1 des États-Unis avec une moustache ridicule et une grosse gueule pas sympathique, c’est pas rien.

Moment hétérosexuel: La Californie, un endroit où toutes les femmes sont des hôtesses de l’air. Ben quoi? C’est cliché, les hôtesses de l’air? M’en fout. Les femmes aiment les pompiers et on leur fout la paix, non?

Moment gay: Avec toutes les fois où Jung se retrouve en prison…

Révision proposée par le Webzine: Tant qu’à faire jouer Johnny Depp pour le décâlisser de cette façon là, aussi bien aller chercher Michel Côté. Vous vous souvenez du “Lion” dans Cruising Bar? Jung est son portrait tout craché.
Attaque de cliché: Ben oui, ti-caille, c’est parce que tu aimes dont ta petite fille que tu continues à vivre. Mais quand tu réalises ça seulement après avoir tout perdu le reste, demande-toi pas pourquoi elle ne va pas te visiter en prison pis arrête d’essayer de faire pitié.

Leçon utile: Si jamais vous utilisez votre succès professionnel et votre enthousiasme d’être “on the rise” pour pogner une femme, ne vous surprenez pas si elle vous laisse tomber comme un vieux chausson quand votre étoile va commencer à pâlir.

Commentaire full correct: Paul Reubens est excellent dans le rôle d’un coiffeur gay trafiquant de drogue. Dans le fond, on se demande si son histoire louche dans un cinéma, c’était pas simplement la seule façon de sortir de son personnage de Pee-Wee Herman. Chose certaine, il a peut-être eu des malheurs, mais il ne souffrira pas du syndrôme Bobino.

Impressionnez vos amis: Ayez des couilles comme Jung, pis ça va se faire tout doucement.

Découragez vos parents: Si George Jung n’est pas arrivé à décourager complètement son père, je vais vous dire tout de suite qu’il va falloir attacher votre tuque comme il faut.


CI : Donny Darko (2001)

17/05/2002

rwDONNY DARKO (É.-U., 2001)
Réalisateur: Richard Kelly
Avec Jake Gyllenhaal, Mary McDonnell, Patrick Swayze et Drew Barrymore

Résumé en une phrase: Un jeune homme aussi troublé que brillant se fait annoncer par un lapin géant démoniaque que la fin du monde arrivera dans quelques jours.

Réalisateur cool: Donny Darko est le premier film du réalisateur Richard Kelly, qui n’a que 27 ans. J’ai vraiment très hâte de voir ce qu’il nous réserve pour l’avenir.

Comment j’ai découvert ce film: Mon ami surnommé “Nours” a vu que sur IMDB, il était coté 8,4 sur 10. Tout ce qui est en bas de 5 et en haut de 8 vaut habituellement la peine d’être vu.

Citation du film: “Every living thing that dies, dies alone.”

Hommage excessif: Le film est un mélange de Evil Dead, The Last Temptation of Christ, Magnolia et American Beauty. Si vous arrivez à imaginer ce que ça donne, vous êtes meilleur que moi.

Que fait Patrick Swayze dans un bon film: C’est ce que je me suis demandé. Il fait un peu penser à Tom Cruise dans Magnolia, mais version motivateur-preacher très sleazy.

Moment cool: Il y en a vraiment une pelletée, de moments cool dans ce film. Par exemple, le moment où Donny demande à Swayze combien il est payé pour sa conférence. Ouch!

Moment hétéro: Quand les amis de Donny discutent de la vie sexuelle de la Schtroumpfette. “Tous les Schtroumpfs baisent la Schtroumpfette et le Grand Schtroumpf filme le gangbang.” On y a tous pensé, fallait le dire…

Moment gay: Le “bully” qui fait une obsession sur Donny Darko. À le voir aller, on penserait que le personnage se pense dans un film de prison.

Dialogue du film:
Nouvelle jolie fille à l’école: “Donny Darko… Sounds like a name for a super hero.”
Donny: “Who tells you I’m not?”

Non mais, Drew Barrymore??? Je sais. Je ne suis vraiment pas un fan. Mais elle est excellente dans ce film. Faut dire qu’elle ressemble beaucoup à Julianne Moore, et que pour une fois, on ne lui donne pas un rôle stupide.

Personnages cool: Le prof de science, Grandma Death, les parents de Donny, sa blonde, ses amis, sa psychiatre. Crisse! Enfin un gars intelligent mais bizarre qui est entouré de gens qui font leur possible pour ne pas voir uniquement son côté freak.

Leçon utile: Si vous vous réveillez sur un terrain de golf, et que pendant votre crise de somnambulisme, un moteur de 747 dont personne ne connaît la provenance tombe dans votre chambre à coucher, quelque chose, quelque part, essaie de vous dire de quoi.

Remarque en passant: L’actrice qui joue le rôle de la soeur de Donny est sa soeur dans la vraie vie.

Inquiétez vos parents: Écoutez Donny Darko AVEC vos parents.

Dernier commentaire: C’est vraiment un film à voir. Absolument. Mais peut-être pas si vous avez moins de 16 ans.


CI : Antz (1998)

09/05/2002
ANTZ (É.-U., 1998)ff
Réalisé par Eric Darnell et Tim Johnson
Avec les voix de Woody Allen, Dan Aykroyd, Danny Glover, Gene Hackman, Jennifer Lopez, Sharon Stone, Sylvester Stallone, Christopher Walken et un paquet d’autres voix très connues

Résumé en une phrase: Une fourmi égomaniaque, névrosée et sans couille décide de plier l’univers à sa volonté, et tente de se justifier par un beau gros discours sur la liberté individuelle.

Précision sur le résumé en une phrase:Non. Je n’ai pas confondu avec un discours de George Bush.

Attaque de cliché:
Me semble que les visages des fourmis du film ont tous quelque chose de familier…

Précision sur la C.I. en général: Au lieu de mettre des petites photos comme d’habitude, je vais illustrer ce que je veux dire dans l’attaque de cliché.

Commentaire sur le casting: Vous avez lu? Non? Ben allez voir en haut et revenez… C’est fait? Bon. Ça vous laisse quoi, comme impression? Exactement. Moi aussi. Dreamworks met vraiment toute la sauce pour planter Disney.

Moment hétérosexuel: La reine qui pond des bébés sans arrêt tout en discutant d’une intervention militaire, comme si de rien n’était. Faire des bébés sans même s’en rendre compte?!? C’est ça, au fond, le comble de l’hétérosexualité.

Hommage excessif: À Woody Allen. Le film commence avec une fourmi chez son psychanalyste. Besoin d’ajouter quelque chose?

Citation du film: “It’s not easy being the middle child in a family of 5 million.”

Impressionnez vos amis: Lisez Les Fourmis de Bernard Werber et écoutez le film en passant un commentaire à chaque invraisemblance. Bon. Vous allez vous faire taper dessus parce que vous allez parler encore plus que Woody Allen, mais faut être prêt à se sacrifier un peu.

Ben oui, ben oui: L’animation est excellente. Les personnages ont été conçus pour bien aller avec leur voix humaine. C’est dit. On peut passer à autre chose?

Petit commentaire bonus: C’est un des films les plus américains jamais réalisé. Le héros se plaint de l’environnement qui ne lui laisse pas suffisamment exprimer son petit moi, mais tout ce qu’il veut, c’est se taper la princesse. La pyramide du pouvoir ne le dérange pas. La seule chose qui le dérange, c’est de ne pas être au sommet.


CI : Birthday Girl (2002)

28/04/2002

ffBIRTHDAY GIRL (Royaume-Uni, 2002)
Réalisateur: Jez Butterworth
Avec: Kidman, Vincent Cassel, Mathieu Kassovitz, Ben Chaplin

Résumé en une phrase: John (Ben Chaplin), un commis de banque à l’existence robotisée, se commande une femme russe sur Internet et se demande pourquoi sa vie prend le bord.

Méchanceté gratuite: Ben Chaplin joue exceptionnellement bien les losers.

Moment cool: L’arrivée de Vincent Cassel et Mathieu Kassovitz. Je sais pas s’ils parlent le russe couramment, mais moi, ils m’y ont vraiment fait croire.

Moment hétérosexuel: Nicole Kidman, la froide et la pure, maganée et attachée après un calorifère. Houla!

Moment bestial: Quand tout de suite après, deux bergers allemands lui sautent dessus et la baisent. Ben non, ça c’est juste pour vous réveiller un peu.

Moment gay: Quand un gars en est rendu à se commander une femme par ordinateur, c’est qu’il a certainement déjà essayé les hommes…

Révision proposée par le Webzine: [Message des avocats de Film! Le Webzine: «Malgré notre politique de liberté artistique absolue, nous avons quand même décidé de retirer cette rubrique pour éviter des poursuites éventuelles de la part de René Angélil et Céline Dion.»]

Attaque de cliché: Comme l’a démontré le capitaine Kirk dans la première série Star Trek, n’importe qui dans l’univers doit savoir parler l’anglais. Si ce n’est pas le cas, méfiez-vous!

Charmez votre blonde: Dites-lui avec tendresse que vous ne l’échangeriez pour rien au monde, sauf peut-être si on vous offrait deux Thaïlandaises et une Bulgare.

Impressionnez vos amis: Apprenez le russe et riez de l’accent «franchouillard» de Cassel et Kassovitz. En tout cas, moi, ça m’impressionnerait.

Le mystère du 23: Rien. Ce qui démontre qu’on a un nouveau venu comme réalisateur.


CI : American Psycho (2000)

28/04/2002
ffAMERICAN PSYCHO (ÉU, 2000)
Réalisatrice: Mary Harron
Avec : Christian Bale, Willem Dafoe, Jared Leto, Reese Witherspoon

Résumé du film: Patrick Bateman, un jeune loup de Wall Street n’assume pas le fait qu’il est implicitement complice d’injustices et de meurtres et décide de s’y mettre explicitement.

Moment cool: L’assassinat à coups de hache du connard de Paul Allen sur la chanson Hip To Be Square, c’est aussi près qu’on peut arriver d’un moment cool dans ce genre de film.

Moment hétéro: Ramasser une prostituée sur le coin de la rue, et ensuite appeler une escorte, leur inventer des noms à toutes les deux, et lancer à l’une en pointant la noune de l’autre “Don’t just look at it, eat it” sur un ton péremptoire, je sais pas si c’est hétéro, mais ça prend des hormones qui travaillent en sacrament, par exemple. Pas suffisant? Est-ce que vous arriveriez à bander sur la chanson Sussudio de Phil Collins, vous?

Moment gay: Au début,Bateman énumère ses savons, ses crèmes, ses soins du visage, ses exercices. Me semble que je connais peu d’hétéros qui sont aussi attentifs à leur personne. En tout cas, j’en connaissais pas en 1987.

Citation du film: “We’d gone to see a musical Oh Africa! Brave Africa! It was a laugh riot.”

Citation alternative mais pas mal plus longue que même si elle fait six lignes je ne traduirai pas: The Greatest Love Of All is one best most powerful songs ever written about self preservation and dignity. It’s universal message crosses all boundaries and stills one with the hope that it is not to late to better ourselves. Since it’s impossible in the world we live in to empathize with others, we empathize with ourselves. It’s an important message.” (Si au 13e mot vous n’aviez pas compris que c’est ironique, aussi bien ne pas louer ce film.)

Avertissement sérieux: Si une personne de votre entourage se met à dessiner des chose de ce genre, vous devriez peut-être éviter sa compagnie.

Impressionnez vos amis: Arrivez sans hésiter à différencier le blanc cassé, du coquille d’oeuf, du blanc d’os et du nimbus pâle. À titre d’exemple, vous pouvez toujours essayer de deviner de quelle couleur est la fonte que vous lisez présentement.

Leçon utile: Si quelqu’un commence à vous expliquer que Genesis s’est amélioré avec le départ de Peter Gabriel, et que le groupe a atteint son apogée au milieu des années 80, assassinez-le immédiatement. Il est probablement dangereux.

Révision proposée par le Webzine: On remplace les jeunes exécutifs de Wall Street par des étudiants en cinéma, et au lieu de considérations insipides sur leurs cartes d’affaires et les restaurants les plus branchés, on les fait tenir des propos tout aussi vides et clichés sur l’état de la critique.


CI : Dark City (1998)

19/04/2002
plDARK CITY (ÉU, 1998)
Réalisateur: Alex Proyas
Avec Rufus Sewell, Kiefer Sutherland, William Hurt, Jennifer Connelly

Résumé en une phrase: Des extraterrestres tentent de percer les secrets de l’âme humaine en leur perçant le front, et se font punir par l’anthropocentrisme du scénariste.

Endroit cool: Shell Beach.

Personnage cool: L’inspecteur de police Bumstead joué par William Hurt. Le genre de gars à dire calmement “Nobody ever listens to me” quand on le pousse dans le mur en permettant à un suspect de meurtres en série de se sauver.

Moment gay: Les extraterrestres sont tous des mâles, ils n’ont pas d’âme et ils sont curieusement en voie d’extinction. Petite morale homophobe du réalisateur?

Moment hétérosexuel: Il y a des gars qui sont prêts à n’importe quoi pour se réveiller en compagnie d’une femme nue. C’est peut-être exagéré d’en découper une en morceaux, mais bon, on peut donner un A pour l’effort.

Leçon utile: Si vous ne vous souvenez pas de la dernière fois où vous avez vu la lumière du soleil, soit vous menez une vie dissolue, soit vous avez été enlevé par des extraterrestres.

Hommage excessif: Les extraterrestres ont tous l’air à des Nosferatu habillés en Amish et parlent tous avec des “Yessss” comme Gollum dans le Seigneur des anneaux. Ils représentent donc un hommage excessif à l’hommage excessif.

Citation du film: “Nothing like a healthy paranoïa”

Attaque de cliché: Le fou furieux paranoiaque qui s’enferme chez lui et se met à scribouiller des incohérences sur les murs, les plafonds et sur ses bras, ça commence à sentir le réchauffé.

Découragez vos parents: Enfermez-vous dans le sous-sol et commencez à scribouiller des choses étranges sur les murs, les plafond et sur vos bras. Ouais, bon… Ils vont peut-être simplement vous prendre pour un adolescent normal.

Remarque juste comme ça: Si vous sortez avec une fille qui chante avec une voie vaginale dans un club de nuit enfumé, c’est certain que les problèmes ne tarderont pas à arriver.

Réalité hollywoodienne: Si vous êtes amnésique et que vous vous réveillez nu dans un endroit étrange sans aucune pièce d’identité, c’est presque certain que vous êtes le dernier espoir du genre humain. Alors n’hésitez pas: sauvez-vous, y’a des méchants qui arrivent dans cinq minutes!

Mise au point: C’est pas parce que je trouve des affaires drôles à raconter que c’est pas un excellent film quand même. Je le cote Rewind sans hésiter.

Le mystère du 23: Héhé, là, on est plutôt gâté. Les initiales du héros John Murdoch: J (10e lettre de l’alphabet) + M (13e) = 23. Son psychiatre, le Dr Daniel Schreiber: D (4e) + S (19e) =23. L’ancien collègue de l’inspecteur Bumstead qui vire cinglé se nommait Walensky: W (23e). Quand l’inspecteur arrive à l’hôtel pour enquêter sur un meurtre, il regarde le registre, et à côté du nom “John Murdoch”, on voit écrit les chiffres: 5/2385. On prend la peine de mettre 5 et 23, c’est quand même assez fort…


CI : Grosse Pointe Blank (1997)

15/04/2002
plGROSSE POINTE BLANK (ÉU, 1997)
Réalisateur: George Armitage
Avec John Cusack, Minnie Driver et Dan Aykroyd

Résumé en une phrase: Un tueur à gages se rend à la réunion d’anciens de son école et se trouve confronté au grave problème de n’avoir rien à dire à personne.

Moment cool: Les rencontres entre les deux tueurs, Cusack et Aykroyd. C’est amusant de voir des gens plus parano que soi.

Moment hétérosexuel: Bon, Minnie Driver, on peut pas dire que c’est la fin du monde. Mais quand même, retourner 10 ans plus tard à son école secondaire et aller baiser dans l’infirmerie, c’est plutôt sympathique.

Moment gay: Un ami m’a déjà expliqué que le mâle dominant n’est pas celui qui baise toutes les femelles, mais bien celui qui encule tous les autres mâles. On dirait que le personnage de Cusack pense comme lui.

Leçon du film: Si vous comptez vous paqueter à votre réunion d’anciens élèves, au moins, rasez vous la moustache.

Citation du film:
“I just find it interesting that you come from somewhere” (La secrétaire au tueur à gages)

Impressionnez vos parents: Quittez la ville et envoyez leur régulièrement des sommes colossales d’argent par la poste.

Inquiétez vos amis: Disparaissez pendant 10 ans.

Réalité hollywoodienne: Un ami qui ne vous a pas vu depuis 10 ans sera sûrement prêt à vous aider à faire disparaître un cadavre sans vous poser de questions.

Attaque de clichés: Depuis Tarantino, tous les tueurs à gages sont devenus de véritables smart ass. C’est possible d’assassiner quelqu’un avec un peu de respect, tabarnak?


CI : Death To Smoochy (2002)

07/04/2002
ffDEATH TO SMOOCHY (ÉU, 2002)
Réalisateur: Dany DeVito
Avec Edward Norton, Robin Williams, Catherine Keener, Dany DeVito

Résumé en une phrase: Un pédo-entertainer déchu (Rainbow Randolph) fait une fixation malsaine sur son remplaçant, un jeune homme aimant parader devant des enfants dans un costume fuschia avec une grosse corne sur la tête.

Moment cool: Une gang de néo nazis en train de gueuler “Smoochy! Smoochy!” C’est la version masculine de la crowd des Backstreet Boys.

Moment hétéro: Une femme qui fait une fixation sur les mascottes d’émissions pour enfants, je ne sais pas si on peut appeler ça hétéro, mais bon, c’est amusant de croire que Barney et Ron Jeremy ont quelque chose en commun.

Moment gay: Chanson de Rainbow Randolph: Friends come in all sizes. Et pour une fois, on ne peut absolument pas être accusés de faire de la sur-analyse.

Citation du film: “I’m Rainbow Fucking Randolph, kids love me!”

Chanson du film: Your stepfather is not mean, he’s adjusting

Leçon du film: Smoochy n’est pas rose, il est fuschia.

Attaque de cliché: Pour une fois qu’on s’en prenait d’aplomb
à l’entertainement pour enfants, ç’aurait été le fun de pas nous servir un film pour enfants.

Hommage excessif: Des fois, on a l’impression que le film en entier est un hommage excessif a la seule scène amusante du film Nine Months.

Impressionnez vos amis: Ayez du succès auprès des femmes en vous promenant dans un gros suit mauve.

Oups. Désolé. Elvis vous a précédé.

Découragez vos parents: Dites leur que vous voulez devenir un nouveau Télétubby. (Pour la couleur, attendez de voir ce que le sondage sur les M&M donnera.)

Expression stupide qu’on ne trouve nulle part dans le film:
Mange la porte.

Phrase pour impressionner les intellos: M’a te les casser dans face, tes hosties de lunettes, mon tabarnak!


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